[/Vie DeSAINT JOSEPH

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[/SAINT JOSEPH
Époux de la Très Sainte Vierge Marie

Saint Joseph descendait de la race royale de David. On croit généralement qu'en vue de la mission sublime que le Ciel lui destinait, il fut sanctifié avant sa naissance. Nul ne peut douter que Joseph ne fût préparé à son sublime ministère, quand la Providence, qui dirige tous les événements, unit son sort à celui de Marie.

L'Évangile est très sobre de détails sur saint Joseph, et on y voit tout résumé en ces mots: "Il était juste." Mais que ces mots couvrent de merveilles, puisque les docteurs s'accordent à dire que saint Joseph tient le premier rang après Marie parmi tous les Saints!

Son père l'éleva, d'après la tradition, dans l'état modeste de charpentier; il pouvait avoir, selon de sérieux auteurs, une cinquantaine d'années, et il avait gardé une chasteté parfaite, lorsque la Volonté de Dieu lui confia la Très Sainte Vierge. Cette union, belle devant les anges, dit saint Jérôme, devait sauvegarder l'honneur de Marie devant les hommes.

Dieu voulut que le mystère de l'Annonciation demeurât quelques temps caché à saint Joseph, afin de nous donner, dans le trouble qui plus tard s'empara de lui, lorsqu'il s'aperçut de la grossesse de Marie, une preuve de la virginité de la Mère et de la conception miraculeuse du Fils. L'avertissement d'un ange dissipa toutes ses craintes.

Qui dira ce que Joseph, depuis lors, montra de respect, de vénération, de tendresse pour Celle qui bientôt allait donner au monde le Sauveur? Combien Joseph fut utile à Marie dans le voyage de Bethléem! Combien plus encore il Lui fut utile dans la fuite en Égypte! Joseph se montra pour la Mère de Dieu l'ami fidèle, le gardien vigilant, le protecteur dévoué.

Imaginons-nous les progrès en vertu que dut faire saint Joseph, vivant dans la compagnie de Jésus et de Marie. Quel délicieux intérieur! Quelle sainte maison que cette modeste demeure! Que de mystères dans cette vie cachée où un Dieu travaille sous la direction d'un homme, où un homme se sanctifie sous l'influence d'un Dieu visible à ses yeux et devenu son Fils adoptif! Après la plus heureuse des vies, Joseph eut la plus heureuse des morts, car il rendit son dernier soupir entre les bras de Jésus et de Marie.

Il est permis de croire, après saint François de Sales qui l'affirme, que saint Joseph est dès maintenant au Ciel en corps et en âme, avec Jésus et Marie. C'est à bon droit que saint Joseph porte le titre glorieux de Patron de l'Église universelle, et que son nom, dans la dévotion chrétienne, est devenu inséparable des noms de Jésus et de Marie.

On l'invoque aussi comme Patron
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# Posté le mardi 08 novembre 2005 17:03

Modifié le mardi 12 juin 2007 04:48

SAINT JOSEPH ARTISAN

SAINT JOSEPH ARTISAN
pardonne-lui.» Lc 17, 4


SAINT JOSEPH ARTISAN

La fête de saint Joseph Artisan, fixée au 1er mai par le pape Pie XII, succède à la solennité de saint Joseph qui se célébra jusqu'en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale: fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail et de l'atelier. En était-il une qui fût davantage dans l'esprit de l'Évangile et dans l'esprit des temps nouveaux?

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour l'impudence de l'homme à faire fi des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

«N'est-il pas le fils du charpentier?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le Coeur de Dieu.

Modèle de travail, de fidélité, de dévouement, Joseph était prédestiné à devenir le patron de toute la classe ouvrière, prédominante de nos jours. Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Le souci de l'accomplissement de la Volonté du Père qui a dit: «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front,» animait l'âme de Joseph artisan.

Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.

Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph artisan, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. A l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.
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# Posté le mardi 08 novembre 2005 17:10

Modifié le mardi 12 juin 2007 08:39

LA SAINTE VIERGE MARIE

LA SAINTE VIERGE MARIE
.—De la Vierge Marie.
La sainte Vierge. —Ses quatre grandes prérogatives: 1° Immaculée Conception; 2° Maternité divine; 3° Virginité perpétuelle; 4° Assomptton.
43.—Faites connaître la sainte Vierge Marie et ses prérogatives.

Marie était une humble fille de la tribu de Juda; sa famille, bien que déchue, descendait de la race royale de David. Des traditions nous disent que son père et sa mère se nommaient Joachim et Anne; que, dès l'âge de trois ans, elle avait été offerte à Dieu dans le temple de Jérusalem, et qu'elle y était demeurée. De pieuses femmes, Consacrées à ce ministère, avaient pris soin de son enfance, formant son esprit à la science divine et son e½ur à la pratique de toutes les vertus. Elle resta confiée à leur Sollicitude jusqu'à l'époque où elle fut donnée en mariage à un vertueux époux, humble comme elle, et qui s'appelait Joseph

Dieu, qui destinait Marie à être la Mère de NotreSeigneur Jésus-Christ, l'avait favorisée de toutes les grâces, et elle était la plus sainte de toutes les créatures.

L'Église reconnaît à la très sainte Vierge quatre grandes Prérogatives, qui ont été le fondement de sa sainteté et de sa gloire: 1° l'Immaculée Conception; 2° la Maternité divine; 3° la Virginité perpétuelle et 4° l'Assomption glorieuse.

I. L'Immaculée Conception.—Par ces paroles, on entend que la Vierge Marie, par une faveur spéciale et en vue des mérites futurs de son divin Fils, a été préservée du Péché originel dès le premier instant de son existence.—N'ayant pas eu la faute originelle, elle n'en a pas ressenti les suites; son intelligence n'a pas été, comme la nôtre, environnée des ténèbres de l'ignorance, sa volonté n'éprouvait pas le penchant au mal, son e½ur ignorait la concupiscence.—C'est là un dogme de foi, défini par le souverain Pontife Pie IX en 1854, en présence de plus de deux cents évêques. Toutefois ce n'est point une vérité nouvelle. Déjà auparavant c'était la croyance générale de l'Église, fondée sur la sainte Scriture. L'inimitié que Dieu avait mise au commencement entre le serpent et la femme ne devait-elle pas, pour être complète, exclure tout péché, et même la faute originelle?

L'Ange, en saluant Marie "pleine de grâces, bénie entre toutes femmes ", ne la proclamait-il pas plus sainte que notre première mère?

Ainsi le pensait la tradition, et à son tour la raison semblait réclamer que celle qui devait donner naissance à Jésus-ahrist, la sainteté même, ne fût jamais un seul instant sous la puissance du démon, qui en eût fait un éternel reproche au Fils et à la Mère.

II. La Maternité divine.—ce privilège découle de ce que nous avons dit: Marie étant la vraie mère de Jésus, lequel n'est qu'une personne en deux natures, elle peut et doit être appelée Mère de Dieu. C'est là une prérogative que la sainte Vierge ne partage avec aucune créature, et l'Église l'a solennellement reconnue, contre Nestorius dans le concile d'Éphèse (431).

III. La Virginité Perpétuelle.—on veut dire par ces paroles que la sainte Vierge ayant enfanté Notre-Seigneur d'une façon miraculeuse, après l'avoir conçu par l'opération du Saint-Esprit, est demeurée toujours vierge, après comme avant cet enfantement divin.—Dès la fin du IVe siècle, un concile de Milan (390) proclamait cette doctrine, qui est celle de toute l'Église.

Saint Joseph, époux de la sainte Vierge, n'est pas le père de Notre-Seigneur; il n'a été que son gardien et père nourricier, et c'est à cause de ce dévouement qu'il est improprement appelé son père.

IV. L'Assomption glorieuse.—C'est la croyance de l'Église,—sans que toutefois elle ait fait de ce point un dogme de foi [VOIR NOTE DE LA WEBMESTRE],—que la très sainte Vierge, étant morte à Jérusalem, fut immédiatement ressuscitée et enlevée dans le ciel par les Anges, Avec son corps et son âme. Ce glorieux anniversaire est un des objets de la fête du 15 août.

CONCLUSION PRATIQUE

Avec toutes ces prérogatives, Marie nous apparaît comme le type merveilleux et idéal qu'entrevit saint Jean dans son Apocalypse: " Elle était environnée du soleil comme d'un vêtement; la lune était sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles illuminait son front. " Aimons à saluer cette belle vision en lui redisant avec transport les paroles de l'ange Gabriel: Je vous salue, Marie...

Lorsqu'en 1858 l'auguste Vierge posa son pied sur notre sol de France, dans la montagne de Lourdes, elle se révélait par son plus beau privilège: Je suis, dit-elle, L'Imaculée Conception. Ce sera répondre à ses avances et mériter ses faveurs que de lui redire souvent: O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
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# Posté le samedi 12 novembre 2005 03:08

MARIE,LA SAINTE VIERGE MARIE,SAINTE MARIE

MARIE,LA SAINTE VIERGE MARIE,SAINTE MARIE
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Marie, la Vierge Marie, ou la Sainte Vierge, (personnage du Nouveau Testament), mère de Jésus. Elle était issue du sang royal de David et eut pour mère Ste Anne. Fiancée vers l'âge de 15 ans à St Joseph, déjà âgé, elle habita Nazareth avec son époux, qui ne fut que le gardien de sa virginité. Peu après son mariage l'ange Gabriel lui apparut et lui annonça qu'elle concevrait par la vertu du Saint-Esprit, sans cesser d'être vierge; il lui dit de nommer son fils Jésus c.-à-d. sauveur : neuf mois après naquit en effet il naquit. Marie l'emmena avec elle en Égypte pour le soustraire à la fureur d'Hérode qui, inquiet de certaines prophéties, voulait le faire périr, ainsi que tous les nouveau-nés de la Judée. Le danger passé, elle revint avec StJoseph à Nazareth, où elle mena pendant plusieurs années une vie fort retirée. Elle accompagna Jésus pendant ses prédications et fut présente à son crucifiement. Marie est honorée, comme mère de Dieu, d'un culte particulier, et invoquée comme intercédant d'une manière toute-puissante auprès de son fils.
Marie dans le dogme chrétien
Il avait été annoncé par Jacob (Genèse, XLIX, 10) que le Messie naîtrait du sang de Juda. Le prophète Isaïe avait aussi prédit qu'il serait de la lignée de David (XI, 1), et qu'il serait enfanté par une vierge (VII, 14). Les évangélistes saint Matthieu et saint Luc, en donnant tous deux la généalogie de Joseph, époux de la Vierge, montrent que ce saint homme était de la tribu de Juda et de la famille de David. Or, d'après la loi, les Israélites ne prenant leurs femmes que dans la tribu de Juda, la sainte Vierge était donc de la tribu de Juda. De plus, elle était fille unique, et par ce motif elle ne pouvait avoir pour mari qu'un homme de sa famille : donc, elle appartenait également à la lignée de David. Par conséquent, son fils Jésus était bien, ainsi que l'avaient annoncé les prophéties, à la fois descendant de Juda et du roi David. Marie, née à Nazareth, petite ville de la Galilée, était fille de saint Joachim et de sainte Anne. Vers l'âge de quinze ans, elle fut fiancée à saint Joseph qui exerçait à Nazareth la profession de charpentier, et qui était déjà âgé. Peu après, l'ange Gabriel apparut à Marie et lui annonça qu'elle concevrait par la vertu du Saint-Esprit.

"L'ange, venant vers elle, lui dit : Je vous salue, Marie, pleine de grâce; le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre toutes les femmes. Marie, entendant ces paroles, fut troublée, et elle se demandait ce que voulait dire cette salutation. Et l'ange lui dit : Marie, ne craignez point, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Vous concevrez en votre sein, et vous enfanterez un fils, et vous l'appellerez du nom de Jésus. II sera grand et s'appellera le fils du Très Haut... Or, Marie dit à l'ange : Comment se fera ceci, puisque je ne connais point d'homme? Et l'ange répondit : Le Seigneur viendra en vous, et la vertu du Très Haut vous couvrira de son ombre; c'est pourquoi le saint qui naîtra de vous s'appellera le Fils de Dieu. Et voilà qu'Élisabeth, votre parente, a conçu un fils en sa vieillesse, et ce mois est le sixième pour celle qui était appelée stérile car rien n'est impossible à la volonté de Dieu. Or, Marie dit : Voici la servante du Seigneur; qu'il soit fait selon votre parole." (Luc, I, 28-38.). Peu après, Marie partit tour aller rendre visite à sa cousine Élisabeth, femme de Zacharie, qui habitait dans les montagnes de Juda. Lorsqu'Élisabeth entendit la salutation de la Vierge, son enfant tressaillit dans son sein, et elle lui répondit par ces paroles : "Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni. Et d'où vient que la mère de mon Seigneur s'approche de moi?" (Luc, 1. 41-43.). Alors Marie, dans son pieux ravissement, célébra puissance et la miséricorde de Dieu par le cantique si connu sous le nom de Magnificat. Environ trois mois après, Marie retourna à Nazareth; mais Joseph, ayant reconnu sa grossesse, voulut la renvoyer en secret. "Or, comme il était dans cette pensée, voilà que l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre Marie pour épouse, car ce qui est né en elle est du Saint-Esprit. Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui délivrera son peuple de ses péchés... Or Joseph, sortant du sommeil, fit ce que l'ange lui avait ordonné, et reçut Marie pour son épouse. Et il ne l'avait pas connue, quand elle enfanta son fils premier-né, et il lui donna le nom de Jésus." (Matthieu, 1, 20-25). Sur ces entrefaites, l'empereur Auguste ayant ordonné un recensement général, Joseph et Marie furent obligés de se rendre à Bethléem, d'où leur famille était originaire. Ce fut pendant ce voyage que Marie enfanta le Sauveur. "Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie." (Luc, Il, 7.) Au bout de quarante jours, Marie, conformément à la loi de Moïse, se présenta au temple pour offrir le sacrifice de purification. Mais bientôt après, elle et Joseph se virent contraints de fuir en Égypte pour soustraire l'enfant aux persécutions d'Hérode, qui, inquiet des récits qu'il avait entendus, voulait le faire périr. De retour en Galilée après la mort d'Hérode, elle vécut obscurément à Nazareth, auprès de son époux et de son fils. Nous la retrouvons, celui-ci ayant alors douze ans, à Jérusalem où elle se rendait chaque année, avec Jésus et Joseph, pour célébrer la fête de Pâques. A dater de cette époque, les Évangiles ne parlent d'elle que dans quelques circonstances particulières. Ainsi, elle assistait aux noces de Cana, où Jésus accomplit son premier miracle (Jean, II, 1). Une autre fois elle se rendit à Capharnaüm avec les cousins de Jésus, et fit appeler son fils au montent où il repoussait les accusations des scribes (Marc, III, 31). Enfin, les évangélistes nous la montrent une dernière fois sur le Calvaire, au pied de la croix de son fils, qui, en mourant, la recommanda à Jean, son disciple bien aimé (Matthieu, XXVII, 56; Marc, XV, 40); Jean, XIX, 25- 27). Les Actes des apôtres ne parlent d'elle qu'une seule fois, pour nous apprendre qu'elle habitait Jérusalem et assistait aux assemblées des disciples (l, 14). C'est dans cette ville que saint Jean Damascène la fait mourir; mais, suivant une autre tradition qui a été adoptée par les Pères du concile d'Éphèse, au Ve siècle, elle mourut dans cette ville, à l'âge de cinquante-neuf ans.

La Mère de Dieu
La divinité de Jésus, expliquent les Chrétiens, fait de Marie la Mère de Dieu, dans le sens propre du mot. En effet, Jésus étant Dieu et homme, Marie est aussi réellement mère de Dieu que mère d'un homme. Toutefois elle a enfanté l'humanité de Jésus, parce que l'homme n'a pas toujours été; mais elle n'a pas enfanté la divinité, parce que celle-ci est éternelle. Par conséquent l'expression mère de Dieu ne veut pas dire "mère de la Divinité".

Le titre de mère de Dieu est déjà donné à Marie dans la conférence entre Archélaüs, évêque de Charcar et l'hérésiarque Manès, en 277, et l'on trouve chez des écrivains plus anciens encore des expressions tout à fait équivalentes. Ainsi, saint Ignace, disciple des apôtres, et saint Irénée, qui vivait au IIesiècle, disent que Marie a porté Dieu dans son sein. Saint Paul lui-même dit que Dieu a envoyé son fils fait d'une lemme (Gal., IV, 4). Enfin, l'ange n'avait-il pas dit à Marie, lors de l'Annonciation : "C'est pourquoi le saint qui naîtra de vous s'appellera le Fils de Dieu." (Luc, I, 35,) Le concile d'Éphèse, en condamnant Nestorius qui avait nié à la fois l'unité de personne en Jésus et la maternité divine, en proclamant que la Vierge est mère de Dieu. Deipara, n'a donc fait qu'affirmer la foi catholique et la conséquence nécessaire du dogme de l'incarnation du Verbe. En effet, on ne peut attaquer la maternité divine qu'en attaquant, soit la divinité de Jésus comme l'avait fait Arius, soit l'unité de personne en Jésus, comme l'avait fait Nestorius, soit encore en adoptant les visions de quelques anciens hérésiarques, tels que les Marcionites, les Manichéens, etc., qui enseignaient que le Fils de Dieu ne s'était incarné et n'avait pris un corps qu'en apparence. Ainsi donc, il est de foi dans le christianisme que Marie est véritablement mère de Dieu, parce qu'elle a enfanté, selon l'humanité, J.-C., fils unique de Dieu, vrai Dieu et vrai homme, réunissant dans une seule personne, qui est la personne du Verbe, la nature divine et la nature humaine.

La virginité de Marie
II est encore de foi selon les Chrétiens que Marie, en devenant, par un miracle de la toute-puissance divine, mère de Dieu, est demeurée vierge. Elle était vierge quand l'ange lui annonça le mystère qui devait n'opérer en elle; elle est restée vierge en concevant par l'opération du Saint-Esprit; elle n'a point cessé d'être vierge par l'enfantement qui s'est fait d'une manière surnaturelle. "Maria virgo concepit, virgo perperit, post partum illabata permansit", dit saint Augustin. C'est la doctrine de tous les Pères qui ont parlé de la mère de Dieu; c'est la croyance constante de l'Église, qui, dès les premiers siècles, condamnait les Ebionites, les Cérinthiens et d'autres hérétiques, lesquels niaient la virginité de Marie, parce qu'en même temps ils niaient la divinité de Jésus et le disaient fils de Joseph. D'autres non moins téméraires, comme Eunomius, Helvidius, Jovinien, Bonose, imités en cela par les incrédules modernes, prétendaient qu'après la naissance de Jésus, Joseph et Marie avaient eu des enfants, et qu'ainsi la mère de dieu n'était pas toujours demeurée vierge. Ils s'appuyaient sur cette phrase de saint Matthieu : "Et il (Joseph) ne l'avait pas connue quand elle enfanta son fils premier-né" (II, 25), et sur quelques passages des Evangiles où il est fait mention des frères de Jésus. Mais il a été mille fois démontré que chez les Juifs, le nom de premier-né se donnait aussi bien à un fils unique qu'à celui qui avait des frères plus jeunes, et que le mot adelphoï, qu'on traduit communément par frères, s'employait fréquemment pour désigner les cousins et autres parents. Enfin, si Jésus avait eu des frères, il n'aurait pas eu besoin, sur la croix, de recommander sa mère à saint Jean, et il ne lui aurait pas dit à elle-même; Voilà votre fils.

L'Immaculée conception
l'Église catholique professe que Marie a été exempte de tout péché. Quant au péché actuel, ce privilège a de tout temps été attribué à la sainte Vierge. Ces paroles de l'ange : "Je vous sa salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, " ne sont susceptibles d'aucune limitation, non plus que celles des Pères de l'Église, qui professent que la sainte Vierge a toujours été pure et exempte de tout péché. Le saint concile de Trente ne fit donc qu'attester et confirmer cette croyance, lorsqu'il déclara que personne ne peut, pendant toute sa vie, éviter tout péché, même véniel, sans un privilège particulier reçu de Dieu, comme l'Église le croit à l'égard de la sainte Vierge. Il était également de tradition que Marie a été exempte adulte du péché originel qui souille toute créature venant au monde, et que, par conséquent, sa conception a été immaculée. En effet, cette croyance se trouve implicitement, et parfois même fort explicitement formulée dans plusieurs Pères tant grecs que latins. Origène, par exemple, qui vivait dans la première moitié du IIIe siècle, dit de Marie, "qu'elle n'a point été infectée par le souffle du serpent venimeux." Saint Amvivque, évêque d'Iconium en 344, dit qu'elle a été formée "sans tache et sans péché". Saint Ambroise, mort en 397, considère la sainte Vierge comme "ayant été, par l'effet de la grâce, pure de toute souillure du péché"; ce qui n'admet pas d'exception pour le péché originel. Saint Jérôme, contemporain d'Ambroise, dit que Marie "n'a été atteinte d'aucune souillure humaine" et il la compare à la nuée du jour "qui n'a jamais été dans les ténèbres, mais toujours dans la lumière"; ce qui ne peut dire vrai qu'autant que Marie a été préservée du péché originel aussi bien que du péché actuel. Les paroles suivantes de saint Augustin impliquent nécessairement la doctrine de l'immaculée conception : "Excepté la sainte Vierge Marie, de laquelle, pour l'honneur du Seigneur, je ne veux point qu'il il soit aucunement question lorsqu'il s'agit du péché, car nous savons qu'il lui a été donné plus de grâces pour vaincre le péché de toute manière, parce qu'elle a eu le bonheur de concevoir et d'enfanter celui qui n'a eu aucun péché." Enfin, saint Cyrille, Patriarche d'Alexandrie, dans la première moitié du Ve siècle, s'exprime en ces termes : "A l'exception de celui qui est né d'une vierge, et de cette même Vierge très sainte qui a mis au monde l'Homme-Dieu, nous naissons tous avec le péché originel, et nous venons tous au monde affectés de cette grave cécité que nous avons contractée de notre premier père." A mesure que l'on avance, les témoignages de la tradition en faveur de la conception immaculée de la Vierge dans le sein de sa mère deviennent plus nombreux. Cette croyance était si générale en Occident au XIe siècle, que, pour parler seulement de la France, nous voyons les chanoines de Lyon instituer, en 1140, une fête en l'honneur de la conception de Marie. Suivant Léon Allacci, une fête semblable était célébrée dans plusieurs Églises d'Orient dès le VIIIe siècle; mais il est certain qu'elle fut rendue obligatoire dans toute l'Eglise grecque en 1166. Au commencement du XIIIe siècle, les Franciscains ayant embrassé celle doctrine avec ardeur, les Dominicains, par rivalité de corps, adoptèrent et soutinrent l'opinion opposée, et cette lutte empêcha les papes et les conciles de définir rigoureusement la doctrine de l'Église à ce sujet. Cependant, tout en usant de la prudence requise en pareille matière, ils firent assez connaître quelle était leur pensée. Ainsi le concile de Bâle (1439) déclare : "Que la doctrine de l'immaculée conception de la sainte Vierge doit être approuvée, tenue et embrasses par tous les catholiques, comme pieuse et conforme au culte de l'Église, à la foi catholique, à la droite raison et à la sainte Écriture, et qu'ainsi il n'est permis à personne de tenir ni de prêcher la contraire". En 1457, le concile d'Avignon présidé par les légats du Saint-Siège ordonne d'observer inviolablement le décret du concile de Bâle. Le pape Sixte IV, en 1476, se prononce en faveur de la fête de l'immaculée conception, et interdit d'attaquer la croyance qui tient que la Vierge Marie a été préservée de la souillure du péché originel. En 1496, l'Université de Paris oblige ses membres sous la foi du serment, à défendre l'immaculée conception, et à ne rien avancer qui lui soit contraire. Le concile de Trente, qui se tint de 1545 à 1563, déclare "que, dans le décret qui regarde le péché originel, sou intention n'est pas de comprendre la bienheureuse et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu; mais qu'il entend qu'à ce sujet les constitutions du pape Sixte IV soient observées, sous les peines qui y sont portées". Après les Pères du concile, les papes Pie V (1567), Grégoire XIII (1579). Paul V (1616), Grégoire XV (1622), Urbain VIII (1641), Alexandre VII (1641), et plusieurs de leurs successeurs se prononcent dans le même sens, et condamnent cette proposition "que personne, excepté Jésus-Christ, n'est exempt du péché originel." Enfin, en 1855, le pape Pie IX, après avoir constaté, par les déclarations de tous les évêques du monde catholique, la croyance commune de l'Église, a défini que la doctrine de l'immaculée conception est un dogme que tout fidèle est tenu de croire.

L'Assomption
Il est encore admis, dans l'Église catholique, que la sainte Vierge est ressuscitée immédiatement après sa mort, et qu'elle a été transportée au ciel en corps et en âme. La plupart des Pères grecs et latins qui ont écrit depuis le IVesiècle sont de ce sentiment, et l'on ne pourrait sans témérité assurer le contraire. En effet, ainsi que le dit le savant cardinal Gousset : "On conçoit difficilement que ce corps qui n'a jamais participé à la contagion commune et dont s'est formé, par l'opération du Saint-Esprit, le corps même du Fils de Dieu fait homme, ait éprouvé la corruption du tombeau." La résurrection de la Vierge et son transport en corps et en âme au séjour des bienheureux sont désignés sous le nom d'Assomption.

Le culte marial
Le culte que l'Église rend à la Vierge est fondé sur les mêmes raisons et les mêmes motifs que celui qu'elle rend aux autres saints, avec cette différence que le premier est plus profond et plus solennel : aussi les théologiens le nomment-ils culte d'Hyperdulie. En effet, si tous les saints. Peuvent intercéder pour nous et si Dieu daigne écouter leurs prières, comment la Vierge, qui a été bénie entre toutes les femmes. qui a été exempte de la souillure originelle et de tout péché, qui a été élevée à un degré de gloire bien supérieur à celui des autres saints qui, en consentant à devenir mère de Dieu, est devenue, comme dit saint Irénée, la cause du salut pour tout le genre humain, n'aurait elle pas un pouvoir d'intercession plus grand encore, comment ne mériterait-elle pas un culte tout particulier et plus solennel? Plusieurs fêtes sont consacrées à la Vierge dans l'Église catholique; les principales sont : la Conception immaculée, qui se célèbre le 8 décembre; la Nativité, le 8 sept.; la Présentation le 21 novembre; l'Annonciation, le 25 mars; la Visitation, le 2 juillet; La Purification, le 2 février; et l'Assomption, le 15 août. Ces fêtes ont donné leur nom à plusieurs ordres religieux institués sous l'invocation de Marie. En outre le mois de mai lui est particulièrement consacré sous le nom de Mois de Marie. (A19).
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# Posté le samedi 12 novembre 2005 04:08

EXORCISME ET MEDECINE

EXORCISME ET MEDECINE
Exorcisme et Médecine
Résumé de la plaquette de Denis Clabaine :
Exorcisme et Thérapies diverses

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Deux trajectoires se rencontrent : celle de l'Eglise et celle de la médecine.

Pour chacune des deux, il s'agit du secours apporté à ceux qui souffrent.

Mais tandis que l'Eglise se penche sur eux avec des bras tendus du Ciel, la médecine a les mains de la terre pour soigner ces maux du corps qui requièrent quelque technicité.

Les bras ne suffisent pas sans les mains. Mais les mains n'ont de force et de portée que par les bras.

L'Eglise n'a jamais négligé la médecine, mais ne s'est pas consacrée de façon prioritaire à sa technicité, qu'elle n'a assumée qu'autant que c'était nécessaire. Au fur et à mesure que des techniciens profanes se sont présentés pour la tâche, elle s'en est déchargée sur eux. C'est ainsi que les moines s'en sont d'abord déchargés sur des prêtres séculiers. Puis ceux-ci, au XIII° siècle, laissèrent leur place à leur tour à des médecins non-prêtres, lesquels furent cependant longtemps soumis au célibat comme les autres clercs, jusqu'à une nouvelle évolution. Tandis que les clercs restaient toujours en première ligne de la dimension exorciste du problème.

A l'origine du comportement de l'Eglise, en effet, il y a l'exemple et le commandement du Christ : “Guérissez les malades et chassez les démons.”

Du côté de la médecine, il est évident qu'elle aussi, depuis l'aube des temps, existe et soigne, avec toute la technicité dont elle est capable.

En réalité, dans toute l'humanité la médecine elle-même était reliée au plan spirituel, et relevait des divers prêtres, exorcistes, chamans ou sorciers...

Or la médecine d'aujourd'hui retrouve le goût de ses racines ancestrales. Le livre de David SERVAN-SCHREIBER : “Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse” (Ed. Robert Laffont, 2003) en donne un témoignage largement diffusé.

A quoi s'ajoute l'appel croissant de la souffrance humaine, dont se fait également l'écho le monde médical, comme en témoigne la circulaire Kouchner pour se pencher sur la douleur, tout en reconnaissant qu'elle ne trouve pas dans la médecine même la plus moderne la satisfaction totale de ses besoins croissants, et souvent plus spirituels qu'il n'y paraît. Le trou de la Sécurité Sociale est paradoxalement l'écho d'un autre gouffre, celui d'un appel profond de l'humanité vers autre chose. Les limites du plan technique sont parallèles à celles du plan financier.

De sorte qu'un nouveau rendez-vous est donné à l'Eglise, recherché là encore par le monde de la souffrance, et souhaité par les spécialistes mêmes de ce monde, confrontés à leurs limites pour y faire face.

Déjà, en 1988 (“Le Combat Exorciste de l'Eglise”) et 1992 (“Réponses catéchétiques et pratiques à propos de l'exorcisme”), Denis Clabaine avait attiré l'attention sur la nécessité pour l'Eglise de revenir plus consciencieusement à son devoir d'exorcisme, qu'elle a plus consciencieusement assuré dans les temps passés. Une grande ignorance s'est répandue à ce sujet, toujours au détriment de l'exorcisme.

Le résultat est que Don Amorth, grand exorciste de Rome, affirme dans son livre “Exorcisme et psychiatrie” : (p. 12) “Depuis trois siècles, il n'y a presque plus d'exorcismes dans l'Eglise catholique...”

Bien que Don Amorth parle essentiellement de l'exorcisme canonique, il faut ajouter que pour une part, cette déficience vient aussi d'une grave confusion dénoncée par le Père Ovila Melançon : “Exorcismes et Pouvoirs des Laïcs” . Voici la page de couverture : "Le but principal du présent volume est de dissiper la confusion, presque généralisée dans l'Eglise, concernant les personnes ayant le pouvoir de pratiquer des exorcismes... L'exorcisme privé peut être pratiqué par tout prêtre et même par tout fidèle, sans aucune autorisation de l'évêque. Il s'agit là de la doctrine commune enseignée par les théologiens qui ont étudié cette question, même parmi les plus célèbres d'entre eux...”

De sorte que Denis Clabaine a repris la plume pour tenter de rattraper ce retard de l'Eglise par rapport à ce qui est son devoir : "Notre devoir sera donc d'être réellement “à l'écoute” des hommes, et de nous montrer au moins un peu à la hauteur d'une médecine dont le niveau commence à dépasser celui des chrétiens eux-mêmes... C'est l'objet des présentes réflexions."
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# Posté le samedi 12 novembre 2005 06:27