Presentation DeNotreSeigneur JésusChrist au Temple :le 2 Fevrier

Presentation DeNotreSeigneur JésusChrist au Temple :le 2 Fevrier
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Prenez avec la Sainte Famille le chemin du temple de Jérusalem.

Adorez l'enfant Jésus dans les bras de sa Mère.

Où va Marie ?

Elle va au temple nous donner l'exemple de la soumission parfaite à la volonté de Dieu.

Elle se prête avec la foi la plus vive à la pieuse cérémonie de la purification légale.

Elle fait pourtant exception à la loi ; elle le sait, mais elle sait aussi qu'on n'est jamais assez pur aux yeux de Dieu.

Marie porte dans ses bras le premier-né de toutes les créatures, et elle dispose à l'offrir au Père céleste.

Dieu va recevoir des mains de Marie une offrande digne de Lui.

C'est un ministère vraiment sacerdotal que Marie va exercer.


Voici la vraie victime, grâce à laquelle nous serons épargnés.

Jésus vient se substituer aux coupables.

Dès les premiers jours de son existence, il se hâte d'assurer à la divine justice qu'il est prêt à mourir pour tous ses débiteurs.

Contemplez le Fils de Dieu dans cet état d'anéantissement.

Ecoutez-le s'offrir au Père par les mains de Marie, pour vous et pour nous tous.

" Père " dit-il, " prenez et recevez ! Tout est à Vous, en moi et en eux. Je Vous offre ce que je suis et ce qu'ils sont ; ce qui est à moi et ce qui est à eux, je Vous le donne. Corps et âme, esprit, c½ur, volonté, Vous nous avez tout donné ; nous Vous rendons tout. Accordez-nous, en échange, de Vous aimer et il nous suffit ". - Ainsi parle Jésus.

Que dit Marie ?

Elle joint son offrande à l'offrande de son fils.

" Voici la servante du Seigneur ", dit-elle, " Père, je suis à Vos ordres pour l'exécution de Vos desseins et pour le bien de ceux qui s'offrent à Vous. Recevez-moi ". - Ainsi parle Marie.

Cette fête est une consécration solennelle de l'humanité à Dieu.

Célébrez-la avec piété. Donnez avec allégresse les cinq sicles qui vous assureront à tout jamais les trésors divins.

C'est l'offrande des pauvres ; elle est donc bien à votre portée.

L'offrande du pauvre, c'est lui-même.

C'est son travail : c'est sa fidélité à servir ; c'est son courage à se dévouer.

Dieu ne vous demande pas autre chose.

Il attend votre offrande.
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# Posté le dimanche 29 janvier 2006 13:04

Suite (2 février)

Suite (2 février)


La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple selon la loi de Moïse. Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Ni Marie, toute pure dans sa maternité, ni Jésus, Fils de Dieu, n'étaient obligés à cette cérémonie ; cependant par humilité, et pour donner aux hommes un éclatant exemple d'obéissance aux lois divines, Marie, accompagnée de Joseph et portant Jésus en Ses bras, Se rendit au Temple de Jérusalem.

La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés.

Les cierges symbolisent Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde ; la procession représente le passage de la sainte Famille dans le Temple et la rencontre des deux vieillards Siméon et Anne. Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme ; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité.

La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du Christ, figuré par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui L'offrit au Seigneur.


Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait alors son suprême effort afin d'arracher les âmes à Dieu. C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du recours du Rédempteur, vraie lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie.
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# Posté le lundi 30 janvier 2006 20:15

1Mars Mercredi des cendres,Debut du câreme

1Mars Mercredi des cendres,Debut du câreme


Le mercredi des cendres

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C'est le premier jour du Carême. L'expression dies cinerum ou jour des cendres tire son origine de la coutume qu'avaient les pénitents, dans l'Église catholique primitive, de se présenter à l'évêque et au clergé du diocèse, pieds nus et vêtus de toile grossière. On répétait les sept psaumes des pénitents sur qui l'on jetait la cendre et que l'on chassait de l'église jusqu'à leur rachat solennel par la communion, le jeudi saint.
Plus récemment, l'imposition des cendres précédait la messe; on se servait des cendres de palmes brûlées, bénites le dimanche des Rameaux de l'année précédente, et que l'on avait recueillies dans un vase placé sur l'autel; le prêtre officiant, après les avoir encensées et aspergées d'eau bénite, faisait avec celles-ci une marque sur le front des fidèles en prononçant les paroles suivantes: «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière».
Le mercredi des cendres est le premier jour du Carême qui dure 40 jours et sa date est fixée par rapport au jour de Pâques.




Le Carême



Pour préparer les âmes à la célébration de la fête de Pâques, l'Église catholique, s'inspirant du jeûne du Christ dans le désert, institua une période de 40 jours de pénitence. L'observation du carême a varié selon les époques. On devait, durant cette période, s'abstenir de jeux et de divertissements, et évidemment toutes les friandises et les desserts étaient exclus. La viande et le vin étaient des aliments interdits durant le carême. L'usage du vin fut toutefois autorisé plus tard.

# Posté le jeudi 09 février 2006 06:20

c=#ff00ff]Mercredi Des Cendres et Câreme ( suite)

c=#ff00ff]Mercredi Des Cendres et Câreme ( suite)
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.

« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux- là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra
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# Posté le jeudi 09 février 2006 06:26

Le Câreme (suite )

Le Câreme (suite )
Le Carême


(2e dimanche) (3e dimanche) (4e dimanche)




Présentation du temps du Carême



Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième (sous-entendu : jour), le quarantième jour étant le jour de Pâques.


Le mercredi des Cendres ouvre ce temps en nous rappelant que sans le souffle de vie de Dieu, hors de son amour, notre être et notre vie ne sont que poussière. Nous sommes alors invités durant quarante jours, par les moyens concrets que le Christ nous a donnés - le jeûne, la prière et le partage - à tourner le dos à tout ce qui conduit à la mort et à nous tourner (c'est la conversion) vers la source de la vie, de l'amour et de la lumière : Le Christ ressuscité dont le coeur, ouvert sur la croix, est cette source. Le temps du Carême permet aux catéchumènes de se préparer à recevoir le baptême lors de la nuit de Pâques et à chaque chrétien de vivre davantage du baptême reçu.
"Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe."

Saint Césaire d'Arles.



Du mercredi des Cendres à la nuit de Pâques, 40 jours nous préparent à accueillir la Joie de la Résurrection. Pour atteindre ce nombre symbolique de 40, il faut enlever les 5 dimanches du Carême ainsi que le dimanche des Rameaux, car ce ne sont pas des jours de jeûne et d'abstinence. Même pendant le Carême, nous sommes invités, le dimanche, à célébrer la Résurrection du Seigneur. Chacun de ces dimanches donne une nouvelle impulsion au temps du Carême, et constitue comme autant d'étapes sur cette route qui conduit à Pâques.


Ces 40 jours de Carême sont à l'image des 40 jours du Christ au désert, à l'image aussi des 40 ans que le peuple hébreu passa au désert, avant d'entrer en Terre Promise.


Trois moyens pour vivre ce Carême : Le Christ, et l'Eglise à sa suite, nous propose trois moyens concrets : La prière, le jeûne et le partage.

La prière : Découvrir et approfondir la présence vivante et vivifiante du Christ dans notre coeur. La prière et les sacrements constituent la clef de voûte de toute la vie chrétienne.

Le jeûne : Ce n'est pas tellement à la mode. Nous sommes invités à nous passer du superflu et même du nécessaire pour signifier concrètement que, ce qui seul nous est nécessaire, ce qui seul peut combler notre coeur, c'est le Christ. "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné en plus". Ce jeûne creuse en nous le désir de Dieu. Il ne s'agit donc ni d'accomplir des prouesses ascétiques, ni de suivre des régimes amaigrissants, mais de nous préparer à recevoir Celui qui en se donnant, nous donne tout. Ces efforts peuvent porter sur la nourriture - c'est le premier sens du jeûne - mais aussi sur bien d'autres points qui tiennent une certaine place dans nos vies : TV, loisirs...

Le partage : Ce que nous avons et ce que nous sommes sont des dons que Dieu nous fait pour que nous puissions en faire participer ceux qui nous entourent. En parlant des premiers chrétiens, saint Luc écrivait, qu'ils n'avaient qu'un coeur et qu'une âme, qu'ils étaient fidèles à la prière et qu'ils mettaient tout en commun. Ce temps du Carême nous invite ainsi à mettre en commun, à partager, ce que nous avons et ce que nous sommes; c'est-à-dire nos biens matériels, ainsi que notre temps, nos compétences...


Vivre ce Carême en Église... pour accueillir ensemble la joie de la Résurrection : La démarche personnelle est importante, mais elle ne peut se vivre pleinement qu'en Église, en paroisse, en aumônerie. Les trois moyens dont nous avons parlé tiennent compte de cette double dimension de notre cheminement vers Pâques, à la fois personnelle et communautaire. Notre conversion personnelle peut donc être guidée et soutenue par des démarches d'Eglise. Ainsi l'Eglise nous invite à intensifier nos efforts le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, et à marquer les vendredi de carême.


Mercredi des Cendres : Les chrétiens sont invités à commencer le Carême par un jour de jeûne et d'abstinence, ce mercredi. "Le jeûne est préparation à la joie pascale; il est anticipation du caractère incorruptible du corps destiné à la résurrection; il est signe que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu."


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2e dimanche de Carême : La Transfiguration




Louange à toi, Jésus transfiguré, les disciples ont vu ta gloire,
pour qu'en ta croix, ils te contemplent,
Toi, la splendeur du Père.



- Cf. Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 17,1-9). La Transfiguration du Seigneur.



Ce dimanche est celui de la Transfiguration du Seigneur. La gloire du Christ manifestée sur le Thabor nous permet d'avancer avec confiance vers cette autre montagne, le Golgotha et nous invite à vivre ce temps de Carême dans l'espérance de la Lumière de Pâques.
Aujourd'hui, le Christ est transfiguré sur la montagne; il nous est manifesté comme le "Fils bien-aimé" du Père. Par son élévation sur la croix et par sa résurrection d'entre les morts, il nous entraînera avec lui dans sa gloire afin que notre vie, en lui, soit transfigurée et que nous soyons à notre tour, les fils bien-aimés du Père, dans le Fils unique.
Par cette transfiguration, le Seigneur voulait avant tout prémunir ses disciples contre le scandale de la croix et, en leur révélant toute la grandeur de sa dignité cachée, empêcher que les abaissements de sa passion volontaire ne bouleversent leur foi.
Mais il ne prévoyait pas moins de fonder l'espérance de l'Eglise, en faisant découvrir à tout le corps du Christ quelle transformation lui serait accordée; ses membres se promettraient de partager l'honneur qui avait resplendi dans leur chef.
Celui que les signes préfiguratifs avaient promis sous le voile des mystères, est montré comme manifeste et évident par la splendeur de sa gloire présente. Comme l'a dit saint Jean, en effet : Après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. En lui s'est accomplie la promesse des figures prophétiques comme la valeur des préceptes de la Loi, puisque sa présence, enseigne la vérité de la prophétie, et que sa grâce rend praticables les commandements.

Saint Léon le Grand





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3e dimanche de Carême : La Samaritaine




Vous tous qui avez soif, venez à moi!
O Christ, Source de Vie, répands en nous ton Esprit.



- Cf. Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 4,5-43).



La Samarie : La région de la Samarie, dont le nom vient de sa capitale fondée par le roi Omri (886-875 avant J-C.), correspond en fait à l'ancien royaume du Nord, le royaume d'Israël. Les Assyriens s'en emparent en 722 avant J-C; ils déportent une partie des habitants du royaume et y installent des colons. Au IIe siècle avant J-C. le grand prêtre Juif Jean Hyrcan reconquiert le pays. La population est alors mêlée et les Samaritains avaient conservé la foi des ancêtres (le Pentateuque) mais ne reconnaissaient pas les autres traditions juives, ni les autres écrits bibliques. Ils intégrèrent aussi dans leur culte des éléments païens. Cela aboutit à un schisme. Les Samaritains construisirent un lieu de culte sur le Mont Garizim, rival du Temple de Jérusalem. A l'époque du Nouveau Testament, les Samaritains faisaient figure, pour les Juifs, d'étrangers, d'hérétiques, d'impurs.


Ce dimanche est celui du Don de l'Eau Vive. Le livre de l'Exode (Première lecture, Ex 17,3-7) rapporte tout d'abord le don de l'eau au peuple de Dieu assoiffé, dans le désert. Puis l'Évangile de la Samaritaine révèle tout à la fois la véritable soif de l'humanité et Celui qui vient étancher cette soif, par le don de l'Eau Vive.



En demandant à la Samaritaine de lui donner à boire,
Jésus faisait à cette femme le don de la foi.
Il avait un si grand désir d'éveiller la foi dans son coeur,
qu'il fit naître en elle l'amour même de Dieu.

(Préface du 3e dimanche du Carême)

Cf. aussi les références suivantes : Jn 7,37-39 et Jn 19,28.

L'infantilisme inspire la nausée à ceux qui sentent que l'homme est fait pour être libre et porter une responsabilité. C'est l'intention première du Christ. C'est pourquoi, quand il aborde la Samaritaine, il commence par lui demander quelque chose; il lui demande à boire avant de l'initier aux mystères du Royaume; Trop d'hommes veulent tenir les autres en tutelle, n'admettent pas que leurs subordonnés réussissent mieux qu'eux, exigent que ceux qu'ils obligent, qu'ils enseignent, qu'ils aiment restent leurs débiteurs. Certains Maîtres refusent à leurs élèves cette indépendance qui est pourtant le but de leur formation; leur honneur serait au contraire de lâcher la bride à leurs élèves pour qu'ils deviennent maîtres à leur tour. Il est rare de savoir donner en demandant, rare de savoir donner sans faire peser le don comme une domination, un joug.

Dieu qui veut tout donner, nous demande tellement qu'il ne veux rien faire sans nous: Il nous invite à un mariage d'amour dans lequel notre "oui" conditionne le sien. Ne faisons donc pas de Dieu un paravent, un bouclier, un refuge contre la maladie, la mort, les séparations, les humiliations... Dieu veut avoir besoin de nous pour que nous constituions ensemble le Royaume. Dieu n'aime pas une fausse humilité, une mendicité qui nous dévalorise; Il aspire à notre promotion en vue de la collaboration à laquelle Il nous invite.

M. Zundel



Cf. aussi Is 58,6-11.



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4e dimanche de Carême : Guérison de l'Aveugle-né



- Cf. Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 9,1-41).



Récit unique dans la Bible. En effet, c'est la seule mention d'une guérison d'un aveugle de naissance. Le geste de Jésus s'apparente donc à un geste créateur; il ouvre les yeux de l'aveugle, comme Dieu avait façonné Adam (Gn 2). La guérison est un signe fort adressé aux Juifs, mais aussi à chaque lecteur de l'Evangile de Jean.


Un signe n'est pas une preuve; il met la liberté en jeu, en conduisant à la foi ou à l'endurcissement du coeur. Au fur et à mesure que l'aveugle guéri s'ouvre à la foi, les juifs se ferment. L'aveugle finalement devient voyant et les juifs deviennent aveugles.


La piscine de Siloé : Siloé = envoyé. Or Jésus est souvent qualifié d'envoyé dans l'Evangile selon saint Jean.


Sur le geste d'aller se laver, Cf. Naaman le Syrien, 2 R 5,1ss.


La guérison ici précède la foi. L'initiative vient de Dieu. C'est cela qui permet la foi.
"L'Aveugle se lava les yeux à la piscine de Siloé. Siloé signifie Envoyé. C'est-à-dire qu'il fut baptisé dans le Christ. Si donc Jésus lui ouvrit les yeux en le baptisant en lui, d'une certaine façon on peut dire qu'il fit de lui un catéchumène quand il lui fit une onction sur les yeux"

Saint Augustin.



Ce texte, dans la grande tradition chrétienne, fait partie de la dernière étape du catéchuménat. Ceux qui seront baptisés à Pâques sont invités à découvrir qu'il recevront par le baptême, cette lumière du Christ. Le parcours de l'aveugle-né devient celui de tout chrétien qui s'ouvre à la lumière et croit en Jésus Christ.
Père très bon, tu as conduit l'aveugle-né au royaume de ta lumière, en lui donnant de croire en ton Fils. Délivre nos frères catéchumènes de l'erreur et de l'illusion qui enferment dans les ténèbres. Enracine-les dans la vérité pour qu'ils deviennent bientôt et demeurent toujours des enfants de la lumière. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

(Oraison pour les futurs baptisés)



Cf. aussi : Première lecture de ce dimanche. Ep 5,8-14 : "Maintenant, dans leSeigneur, vous êtes devenus lumière : Vivez comme des fils de la lumière".

# Posté le mardi 21 février 2006 04:53